E croniche musicale


"Don Giovanni" - Mozart (1756-1791)

par Annamaya B. 6B

 

Hier, il n’y avait rien d’intéressant à la télévision, alors, sur un coup de tête, j’ai décidé d’aller à l’opéra, et je suis allée voir « Don Giovanni » de Mozart. Je vais maintenant vous faire partager mon expérience …

Il faut d’abord que je vous parle du compositeur …Wolfgang Amadeus Mozart (et oui pas facile comme nom !) est né en Autriche en 1756. C’était un petit génie - à l’oreille musicale absolue - qui a commencé à jouer de plusieurs instruments dès l’âge de trois ans : piano, clavecin, orgue, … Il a composé ses premières œuvres à l’âge de six ans, un opéra dès onze ans … Un petit génie je vous dis ! Il a donné des concerts dans beaucoup de pays, il est mort à trente-cinq ans, malade, pauvre et abandonné de tous.

Revenons à sa musique, c’est du classique. Mozart adorait les opéras, les concertos, les symphonies, … Il reprenait ce qu’il entendait et le modifiait à sa façon … En gros, il remixait !

Les œuvres de Mozart sont toutes très connues. Mais, pour ceux qui ne sont pas connaisseurs de musique classique, un petit rappel : il y a les œuvres sacrées (comme par exemple le Requiem), les opéras (dont Don Giovanni bien sûr), les symphonies, les concertos, …

Mais, revenons à ma soirée d’hier. Il faut savoir que ce n’est pas Mozart qui a eu l’idée de cet opéra. Il a repris celle d’un autre compositeur, qu’il a réadapté à sa façon ! Le livret est de Giovanni Bertali. Mozart a écrit l’ouverture de Don Giovanni la veille de la répétition générale … il n’était pas en avance le Mozart !

L’histoire est celle de Don Juan, un jeune noble épicurien, c’est-à-dire un jeune homme qui profitait des plaisirs de la vie, un peu trop même ! La boisson, la nourriture, et surtout les femmes ! Il leur promettait le mariage, et après les avoir séduites, il les laissait tomber comme de « vieilles chaussettes » ! Alors forcément les pères, les fiancés, les frères de ces femmes s’en sont pris à lui, et Don Juan finit foudroyé par la statue d’un père qu’il avait tué … Et hop direction les Enfers !

Alors maintenant, qu’est-ce que j’en ai pensé ? Ce n’est pas de la musique que vous et moi écoutons tous les jours c’est sûr ! Cela passe du lent au rapide (de l’adagio au presto comme dirait notre professeure d’éducation musicale), du grave à l’aigu (un ambitus large comme dirait toujours notre prof) ... bref, une manière de chanter à laquelle nous ne sommes pas habitués mais qui suscite beaucoup d’émotion quand on l’écoute en « live ». Alors courez-tous à l’opéra ! 😊

Anamaya B. 6B


Rémi P. à l'opéra Garnier

L’ « Opéra Garnier » ou « Palais Garnier » se situe dans le neuvième arrondissement de Paris, près de la station de métro  « Opéra », à l’extrémité de l’ « avenue de l’Opéra ».

L’opéra Garnier a ouvert ses portes pour la première fois en 1875. Il s’inscrit dans la continuité des transformations menées par Napoléon III et le préfet Haussmann. Cet opéra a longtemps été appelé l’ « Opéra de Paris », mais depuis l’ouverture de l’Opéra Bastille en 1989, on le désigne par le seul nom de son architecte : Charles Garnier. Sur l’une des façades de l’opéra se trouve un plan de l’opéra tel que l’avait conçu Charles Garnier. Je suis entré dans le palais par l’entrée qui était réservée autrefois aux gens fortunés. Cette entrée se situe sous l’escalier principal de l’opéra. A l’intérieur, on y découvre un gigantesque hall avec des colonnes en marbre et un plafond majestueux.

J’ai pu aussi admirer le dessous de l’escalier magnifiquement sculpté. Ce grand escalier en arrondi, orné de statues en bronze, a été construit avec plus de 30 marbres différents.

Le plafond du grand hall a été peint avec des matériaux venant d’Afrique et de Chine.

L’entrée de l’amphithéâtre est construite à la façon d’un temple grec avec une statue de la déesse Athéna de chaque côté de l’entrée.

Lorsque l’on entre dans l’amphithéâtre, on découvre un magnifique plafond représentant les saisons où se mêlent des fées et des monuments de Paris.

La salle de spectacle, qui peut accueillir plus de 2000 spectateurs, a une forme propre aux opéras à l’Italienne en fer à cheval. La scène est immense : 15 mètres d’ouverture et 25 mètres de profondeur. La scène se prolonge par ce que l’on appelle les « dégagements ». C’est là que les artistes patientent avant d’entrer en scène et que l’on stocke une partie des accessoires et des décors.

Le plafond se situe à plus de 45 mètres de hauteur. C’est là que sont rangées les grandes toiles peintes qui servent de décors montés dans les « cintres ». Certains décors peuvent aussi être stockés sous la scène qui a une profondeur de plus de 15 mètres où les décors sont prêts à surgir du plancher pendant ou après les entractes.

Les décors qui sont placés dans les dégagements sont sur des petits chariots à roulettes qui glissent dans des fentes appelées des « costières » qui se découvrent au fur et à mesure que le décor entre en scène.

Autrefois, les machinistes de l’opéra étaient des marins qui venaient travailler à l’opéra pendant qu’ils n’étaient pas en mer. Il y avait 135 machinistes. Tout était manœuvré à la main alors que maintenant tout est activé par des treuils électriques. Dans les opéras à l’Italiennes, les scènes sont inclinées vers le public sinon les spectateurs des premiers rangs ne verraient pas l’ensemble de la scène.

Les décorateurs utilisent des illusions d’optique en plaçant les décors en décalé les uns derrière les autres. Ils utilisent aussi des effets spéciaux.

Entre la scène et les premiers sièges des spectateurs, il y a la fosse d’orchestre qui est composée d’environ 70 à 75 musiciens.

S’il le souhaite, le chef d’orchestre peut faire varier la hauteur de la fosse d’orchestre en fonction du nombre de musiciens.

Il y a aussi une salle de danse pour les répétitions des danseurs. Dans la page suivante, vous trouverez un tableau la représentant du temps de Charles Garnier.

Le palais Garnier a son propre corps de ballet, constitué de 150 danseurs dont 12 danseurs « étoiles ». Ils sont issus pour la plupart de l’école de danse du palais. Les plus jeunes ont 8 ans, on les surnomme « les petits rats de l’opéra ».

Les « tutus » pour la danse classique sont fabriqués à l’opéra Garnier. Les volants sont préparés et froissés à la main, les chapeaux sont aussi fabriqués sur mesure ainsi que les perruques qui sont confectionnées avec de vrais cheveux qu’il faut coudre un à un sur un morceau de tulle, puis couper et coiffer.

Dans le palais se trouve une reproduction de la galerie des glaces de Versailles. Les personnalités l’empruntaient pendant les entractes.

Au bout de cette galerie, se trouve un salon où les spectateurs pouvaient aller manger pendant les entractes. Il y a sur chaque mur une représentation d’une divinité avec des aliments et des boissons.

J’ai visité ensuite la bibliothèque de l’opéra. Elle est sur deux étages. On y trouve des centaines de manuscrits décrivant les pièces produites à l’opéra Garnier.

On trouve aussi dans la bibliothèque des maquettes des principaux opéras qui ont été joués à l’opéra Garnier.

Puis, j’ai visité le musée de l’opéra Garnier où sont exposés les costumes des chanteurs.

L’opéra Garnier est un chef d’oeuvre d’architecture, classé monument historique depuis 1923. Afin de découvrir toutes ses richesses, je vous conseille de le visiter avec un guide.


"In the mood" - Glenn Miller

par Gilles M. 6A

 

J’ai choisi de vous parler de la pièce “In the mood” de Glenn Miller. Glenn Miller est un tromboniste et un chef d’orchestre des années 40 dont la musique se situe entre le jazz et la musique de danse.

« In the mood » est une chanson populaire qui a eu un énorme succès en Amérique et dans le monde. C’est un des premiers morceaux qui comporte plusieurs « fausses fins ». Par trois fois, les instruments ralentissent, jouent en diminuendo, puis reprennent de plus belle pour la coda finale. Le break de fin a grandement contribué au succès du morceau. Pendant les arrêts, l’auditeur garde le rythme en mémoire et sait quand l’orchestre va reprendre. C’est aussi ce clin d’œil aux facultés musicales du public qui contribua à l’immense succès de ce morceau.

 

« In the mood » participa à l’introduction du Jazz en Europe. En France, cette musique est associée à l’arrivée des Américains et à l’euphorie liée à la libération du pays.

Si j’ai choisi de vous parler de ce morceau, c’est parce qu’il est très rythmé. Je pratique le Hip-Hop et même si ce n’est pas le même rythme çà me donne envie de danser. L’utilisation du Big Band, avec de nombreux cuivres, donne un côté entraînant que j’aime beaucoup. De plus, je l’ai souvent entendu dans les vieux films que je regardais avec ma grand-mère, alors ça me rend nostalgique.

Gilles M. 6A


"Badinerie" de Bach

par Serena C. 6A

Chers amis, je propose de vous faire découvrir la « Badinerie » de Bach.
C’est un des morceaux les plus connus de Bach. Elle fait partie de la Suite pour orchestre en si mineur, qui comporte huit mouvements (ouverture, rondeau, sarabande, bourrée I et II, polonaise, menuet, badinerie).

La « Badinerie » est un mouvement de danse qui apparaît rarement en dehors des suites du XVIIIe siècle.

L’air principal, la mélodie, est jouée ici par une flûte traversière. Elle fait partie des instruments à vent et plus précisément des bois. On distingue également des cordes frottées et un clavecin qui participe à l’accompagnement, le continuo. Le tempo est presto.

 

Cette « Badinerie » me donne un sentiment de plénitude. C’est une œuvre gaie et enjouée. Je ferme les yeux et je me vois courir dans un champ en plein été. La flûte traversière donne à cette œuvre un sentiment de légèreté, on se sent transporté, comme Omar Sy dans le film « Intouchable », qui à l’écoute de cette musique, se voit galopant à cheval accompagnant des ménestrels dans un château. C’est pour tout cela que j’ai voulu vous présenter cette œuvre baroque afin que vous puissiez, vous aussi, la découvrir et l’apprécier.

Serena C. 6 A


"Boléro" de Maurice Ravel

par Romain G. 4A

 

Jai choisi de vous parler du « Boléro » de Ravel car c’est une œuvre expérimentale et novatrice qui utilise une architecture musicale qui n’avait jamais été encore utilisée. Ravel est un des plus grands compositeurs français du XXe siècle et le « Boléro » une des œuvres les plus jouées au monde. On dit qu’il est joué toutes les quinze minutes, quelque part dans le monde. 

Le « Boléro » est une musique de ballet pour orchestre symphonique. C’est une commande de son amie danseuse Ida Rubistein. Il s’agit d’un ballet en un tableau, composé en 1928, dont l’action se déroule dans une auberge espagnole. Une gitane danse et entraine avec elle toute l’assemblée.

Les influences de Ravel sont multiples de Rameau au Jazz en passant par l’Espagne comme c’est le cas dans cette œuvre.

La mélodie répétée ne varie que par les changements et l’ajout de timbres tout au long de ce crescendo orchestral de dix-sept minutes !

Cette œuvre est bâtie sur trois éléments, un mélodique (le thème), un harmonique (les accords) et un rythmique. Ils sont traités sous forme d’ostinato. En ce qui concerne, l’élément mélodique, il est divisé en deux parties. Le thème est répété tout au long du morceau avec comme seul changement une variation de timbre.

L’élément harmonique marque les trois temps de la danse et évoque l’accompagnement d’un guitariste.

Enfin, l’élément rythmique est composé de deux mesures répétées 170 fois sans interruption par la caisse claire.

Il évoque les castagnettes. C’est une vraie performance du percussionniste. Parfois, il y a même plusieurs musiciens qui se relaient. Nous avons essayé de l’interpréter en classe et nous avons tenu le motif rythmique environ … 5 fois.

L’œuvre commence dans une nuance pianissimo à peine audible et s’achève sur un tutti dans un fortissimo impressionnant. Si vous voulez profiter pleinement du « Boléro », il vous faut soit du matériel audio performant ou mieux encore aller l’écouter en concert.

En écoutant cette œuvre, j’ai eu l’impression d’une marche perpétuelle, obstinée où le nombre des participants augmentait sans cesse. Je me suis laissé porter par les percussions et ce voyage m’a beaucoup plus, c’est pourquoi je voulais le partager avec vous. 

Romain G.  4 A


Océane L. au Her Majesty'sTheatre de Londres

Cette œuvre, grand classique de la littérature française, est un roman fantastique écrit par Gaston Leroux en 1910. Il est inspiré de faits réels s’étant déroulés au célèbre « Opéra Garnier » de Paris, nommé « Opéra Populaire » dans le livre.

 

Petit résumé de l’histoire

 

Il se passe d’étranges choses à l’Opéra Populaire de Paris : un machiniste est  retrouvé pendu, un chandelier tombe sur le public en plein spectacle. Aussitôt, on attribue ces évènements à un homme au visage déformé, connu comme étant le « Fantôme de l’Opéra ». Tombé éperdument amoureux d’une danseuse nommée Christine Daaé, le Fantôme est prêt à tout pour la conquérir … y compris à écarter son fiancé, le vicomte de Chagny, et ce par tous les moyens.

L’histoire de ce Fantôme remporta un tel succès qu’il fut adapté en film et en  comédie musicale.

 

Avant de poursuivre, qu’est-ce qui différencie la comédie musicale de l’opéra ?

Apparue au début du XXème siècle, la comédie musicale est l’évolution moderne de l’opéra. Elle s'est particulièrement développée aux États-Unis (Broadway) et en Angleterre (Londres).

Dans une comédie musicale, les artistes sont à la fois chanteurs, acteurs et  danseurs. De plus, les chanteurs sont sonorisés. 

La comédie musicale

Composée par Andrew Lloyd Webber, « The Phantom of the Opera » est l’une des plus célèbres comédies musicales de l’histoire. Créée en 1986, l’œuvre est de nos jours encore, jouée dans le monde entier.

 

 A Londres, « The Phantom of the Opera » est donné au Her Majesty’s Theatre là où fut donnée la première représentation. Le théâtre a été acheté par Andrew Lloyd Webber pour y produire uniquement « The Phantom of the Opera ». Depuis 28 ans, deux représentations par jour ont lieu avec un changement de casting chaque année.

A Broadway, « The Phantom of the Opera » se place comme étant la comédie musicale faisant le plus de recettes, dépassant « Cats » du même compositeur.

L’enregistrement du spectacle est le plus vendu au monde : plus de 40 millions de disques !

Pour donner une représentation du « Fantôme de l’Opéra », il ne faut pas moins de 230 costumes, 50 acteurs, 281 bougies et un gigantesque chandelier de … 3 mètres de diamètre !

 

Quant à l’Opéra Garnier, il affiche maintenant sur la loge n°5 (loge réclamée par le Fantôme dans le livre) une plaque au nom du fantôme !

Je me suis rendue au Her Majesty’s Theatre de Londres pour assister à une représentation de « The Phantom of the Opera », avec, dans le rôle du Fantôme, Marcus Lovett (ténor) et dans le rôle de Christine, Sofia Escobar (soprano).

 

Tout le théâtre est décoré aux couleurs de la comédie musicale. Une pause appelée entracte sépare les deux parties du spectacle, souvent avant une scène où les acteurs doivent mettre de lourds costumes. Le début de la pause est accompagné de musique jouée par l’orchestre et les spectateurs peuvent se distraire en sortant de la salle.

 

Le Her Majesty’s Theatre est organisé en plusieurs niveaux : moins le niveau est élevé, plus les places sont chères. Dans l’ordre du moins onéreux au plus onéreux : les « Balcony », le « Grand Circle », le « Royal Circle » et les « Stalls ».

 

Les loges sont, quant à elles, situées à l’étage. En sortant du théâtre, on peut se diriger vers la « Stage door » d’où sortent les chanteurs que l’on peut rencontrer pour les féliciter pour leur prestation mais aussi leur demander un autographe.

 

Le Her Majesty’s (abrégé Her Maj) est situé dans la rue des théâtres, non loin du théâtre où est donnée une autre comédie musicale très célèbre « Les Misérables ». En marchant à travers Londres, on peut remarquer les nombreuses affiches publicitaires de comédies musicales, cette ville étant considérée comme le « centre de la comédie musicale ».

Dessin d'Océane L.


"Air de la Reine de la Nuit" extrait de La flûte enchantée de Mozart

par Pierre-Antoine T. 5B

La Flûte enchantée de Mozart est un opéra en langue allemande d’une durée de 2h30. Cet opéra, en deux actes, fut créé en 1791 à Vienne et obtint immédiatement un énorme succès.

L’opéra est écrit pour solistes et chœur mixte, accompagnés par un orchestre symphonique. On y trouve des bois et des cuivres par deux (soit deux flûtes, deux hautbois, deux clarinettes, deux bassons, deux cors, deux trompettes) auxquels s’ajoutent deux timbales et des cordes frottées.

Cet opéra raconte l’histoire de la fille de la Reine de la Nuit, Pamina, qui a été enlevée par le moine Monastatos pour la protéger de sa mère. Gardée par le mage Sarastro, Pamina sera délivrée par le prince Tamino qui l’aime et par Papageno, l’oiseleur. Ensemble, ils triompheront des épreuves grâce à une flûte et un carillon enchantés.

J’ai choisi de vous présenter l’« Air de la Reine de la Nuit » car c’est un des airs les plus virtuoses de l’art lyrique. Il se situe dans la scène 3 de l’acte II et dure environ 3 minutes.

 

Dans cet extrait, la Reine de la Nuit ordonne à sa fille de tuer Sarastro et la menace de la renier si elle ne lui obéit pas. Le personnage de la Reine de la Nuit est interprété par une soprano coloratura, c’est-à-dire la voix de femme la plus aiguë et la plus virtuose. La voix et l’orchestre dialoguent, dans un tempo allegro, rythmé par les cordes ce qui crée une très belle harmonie.

J’ai trouvé les vocalises sur les voyelles a et o très belles. Les sentiments de la Reine sont très bien rendus, on comprend qu’elle est en colère avec les notes aiguës, les différentes nuances et la puissance des vents et des percussions. On n’a pas besoin de connaître l’allemand pour comprendre que la Reine donne un ordre à sa fille de façon menaçante ou au contraire se radoucit en voulant lui montrer qu’elle l’aime. J’ai vraiment aimé cet opéra de Mozart et ça m’a donné envie d’en voir d’autres.

 

Pierre-Antoine T. 5B


"Elementa" de Jean-Claude Risset

par Loris P. 3B

Physicien et compositeur, Jean-Claude Risset est un pionnier de l’informatique musicale. Il est le premier compositeur français à avoir créé des œuvres musicales par ordinateur.

« Elementa »  est une musique électronique composée en 1998. Dans cette œuvre en quatre parties, Risset trouve son inspiration dans les quatre éléments d’Empédocle1 : 1. « Aqua » (eau), 2. « Focus » (feu), 3. « Aer » (air), 4. « Terra » (terre).

L’œuvre ne comporte aucune parole. Risset utilise des sons naturels tel que l’eau qui ruisselle, le feu qui crépite, le vent qui souffle, des bruits de pas sur la terre et bien d’autres éléments concrets.

L’atmosphère de l’œuvre est sereine et le tempo largo. Quand au volume sonore, il varie suivant les parties ou le type de sons présents. Par exemple, le feu qui crépite sera plus fort qu’un criquet qu’on entendra comme si c’était une musique de fond.

Il n’y a pas vraiment d’histoire ou alors Risset raconte à sa manière la création de la terre : d’abord, il y a eu l’eau puis le vent qui amena le feu mais qui fut éteint par l’eau et qui laissa place à de la terre où apparurent peu à peu en se développant des espèces vivantes jusqu’à encore aujourd’hui.

Risset choisit un environnement naturel. Les enregistrements, réalisés en extérieur, sont retravaillés à l’ordinateur. Il n’y a pas d’instruments définis et c’est plutôt des sons qui se chevauchent afin de donner une impression de « rythme ».

Je trouve cette œuvre surprenante. Les points positifs de ces musiques sont qu’elles laissent libre court à notre imagination. D’un autre coté cela donne aussi un sentiment de solitude, pas de paroles et comme seuls amis des criquets et des éléments de la nature. Enfin, elle donne l’impression d’un calme absolu qui ne peut être dérangé car personne ne vient entraver les bruits de la nature …

Joris P. 3B

1 Empédocle est un philosophepoèteingénieur et médecin grec du Ve siècle avant JC.